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		<title>Les pouvoirs locaux et régionaux veulent de l’action dans les négociations sur le climat</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Dec 2009 13:02:20 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Copenhague n’est pas seulement l’affaire des Etats, les « Parties ». L’action climatique est aussi et surtout inventée et mise en place au niveau local et de nombreuses voix s’élèvent pour le dire. Après la journée des collectivités territoriales et le sommet des maires, l’ICLEI – association internationale de gouvernements locaux &#8211; relaie ce message. Les collectivités [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Copenhague n’est pas seulement l’affaire des Etats, les « Parties ». L’action climatique est aussi et surtout inventée et mise en place au niveau local et de nombreuses voix s’élèvent pour le dire. Après la journée des collectivités territoriales et le sommet des maires, l’ICLEI – association internationale de gouvernements locaux &#8211; relaie ce message. Les collectivités viennent avec des attentes concernant leur implication, au moins dans le texte de l’éventuel  accord, protocole ou déclaration  finale qui conclura la Conférence de Copenhague sur le changement climatique (COP 15). Le suspens est entier, même pour les négociateurs.</p>
<p>Une réduction de 30 à 40% des émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2020 : c’est ce que les villes réclament rappelle David Cameron, le président de l’ICLEI à la conférence sur la feuille de route sur le climat des gouvernements locaux, organisée par l’ICLEI. Déjà, au sein de l’Union européenne, dans le cadre du Pacte des Maires, plus de 1 000 mairies, collectivités locales et régions d&#8217;Europe souhaitant montrer leur volontarisme, sont engagées à réduire leurs émissions de CO2 au-delà de l&#8217;objectif de 20% fixé par l&#8217;UE à l&#8217;horizon 2020.</p>
<p>Les défis sont nombreux mais l’action climatique peut permettre d’engager une ère de créativité voire initier une révolution énergétique et industrielle souligne Sir Nicholas Stern. Les villes, si elles ne sont pas les seuls, sont des acteurs majeurs de la lutte contre le changement climatique du fait de la population qu’elles concentrent, de la densité des infrastructures mais aussi parce qu’elles constituent un échelon de gouvernement efficace, notamment dans la prise de décision.   En effet, les villes mais aussi les collectivités locales se montrent déterminées à apprendre et à apporter la preuve que des modes de développement durables sont possibles. A cet égard, les villes ont compris le « pouvoir de l’exemple » (N. Stern) pour faire de l’atténuation et de l’adaptation au changement climatique une priorité.</p>
<p>En effet, l’activisme des échelons locaux dans la lutte contre le changement climatique peut apporter de la substance et de la confiance dans les engagements et les déclarations faites au niveau national et international. La configuration des gouvernements locaux ne permet pas de tergiverser : la réactivité et la capacité d’initiative sont bien au contraire au cœur de l’action locale car l’échec ou l’attentisme sont coûteux. On peut ajouter que les villes et les collectivités sont également pourvoyeuses d’expertise quant aux solutions techniques, organisationnelles, sociales qui peuvent être apportées au défi de la mise en œuvre des objectifs ambitieux de réduction des émissions.</p>
<p>D’où la revendication des Maires : « nous voulons être parties prenantes des négociations à la prochaine conférence des Parties sur le changement climatique » qui se tiendra à Mexico en 2010. D’ailleurs, c’est bien la mise en œuvre effective des engagements éventuels pris à Copenhague qui fera le succès de la conférence climatique. Néanmoins, la question énergétique et climatique donne à observer une recomposition de l’action publique. Les gouvernements locaux n’attendent pas que les Etats et la communauté internationale se fixent des objectifs et s’accordent sur des protocoles de mise en œuvre pour fonder des projets politiques et territoriaux. Les voies pour y parvenir reflètent la diversité des territoires, de leurs enjeux et des ressources dont ils disposent.</p>
<p>Un exemple présenté dans le cadre de la COP 15 : Zürich en Suisse a défini un objectif de « 2 000 Watt society » à l’horizon 2050 qui correspond à la consommation moyenne d’énergie  journalière par personne : soit, une division par trois de la consommation énergétique actuelle. L’objectif de réduction est assorti d’une réduction du contenu carbone du mix énergétique avec un objectif de 70% de l’énergie produite à partir de ressources renouvelables et une disparition du nucléaire du mix énergétique. En termes d’émissions de CO2, cela correspond à un passage des émissions par habitant de 6.2 tonnes aujourd’hui à 1 tonne en 2050.  Cette politique a fait l’objet d’un référendum en 2008 où le projet aurait été approuvé par 75% de la population.</p>
<p>Pour conclure, nous souhaitons vous poser les questions suivantes  :<strong> comment les collectivités locales pourraient-elles être associées aux négociations internationales sur le climat ?</strong> Les questions énergétiques et climatiques ne nécessitent-elles pas une prise en charge par les seuls Etats afin de favoriser un consensus international, éviter la dispersion des négociations et permettre de fixer les engagements dans les législations et réglementations nationales ?  Les collectivités et les villes ne sont-elles pas au contraire les seules capables de crédibiliser l’action climatique et de recentrer les discussions, compte tenu de l’urgence, sur une approche pragmatique. Une proposition de réponse serait peut-être d’envisager une convention voire un partenariat avec les institutions nationales afin de faire porter la voix des « praticiens » et ainsi permettre également une reconnaissance de la participation des collectivités dans l’atteinte des engagements internationaux. Le débat est ouvert…</p>
<p>A.-S. Stevance</p>
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		<title>Portfolio COP15</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Dec 2009 11:18:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Deux liens vers quelques photos sans prétention qui j&#8217;espère arrivent à retranscrire l&#8217;ambiance de la COP15
Photos couleur
Photos N&#38;B
NB : Les commentaires n&#8217;engagent que moi
Johan Schram
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Deux liens vers quelques photos sans prétention qui j&#8217;espère arrivent à retranscrire l&#8217;ambiance de la COP15</p>
<p><a href="http://johan.schram13.free.fr/Copenhague/Copenhague_couleur/" target="_blank">Photos couleur</a></p>
<p><a href="http://johan.schram13.free.fr/Copenhague/Copenhague_NB/" target="_blank">Photos N&amp;B</a></p>
<p>NB : Les commentaires n&#8217;engagent que moi</p>
<p>Johan Schram</p>
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		<title>Transport, énergie et CO2 : vers un développement soutenable</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Dec 2009 10:12:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il ne fait aucun doute que les besoins mondiaux de transports vont continuer à croitre dans les 50 prochaines années. A l’heure actuelle, les spécialistes tablent sur une augmentation de l’ordre de 50%, essentiellement due au développement des pays émergents et en voie de développement.
Les scenarii tendanciels de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) ne laissent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il ne fait aucun doute que les besoins mondiaux de transports vont continuer à croitre dans les 50 prochaines années. A l’heure actuelle, les spécialistes tablent sur une augmentation de l’ordre de 50%, essentiellement due au développement des pays émergents et en voie de développement.</p>
<p>Les scenarii tendanciels de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) ne laissent que peu de doute : à eux seuls, les secteurs de la production électrique, de l’industrie, et des bâtiments, ne permettront pas d’atteindre l’objectif à 2050 de réduction des émissions de CO<sub>2</sub>. Au mieux, ils permettront de compenser les hausses prévisibles dues au développement des pays émergents et de rester à des niveaux d’émissions semblables aux niveaux actuels. Des actions d’envergure doivent donc être envisagées rapidement sur le secteur du transport pour espérer atteindre l’objectif.</p>
<p>Comment réduire les émissions du transport ? C’est la question à laquelle l’AIE a voulu donner une réponse programmatique et chiffrée à travers la réalisation d’un document explicitant l’ensemble des mesures à adopter : le <em>IEA ETP BLUE Map</em>.</p>
<p>En premier lieu, il s’agit de développer le transport de masse, c&#8217;est-à-dire les transports urbains ainsi que les lignes de chemin de fer. L’objectif affiché et de réduire de 25% la croissance tendancielle des déplacements faits en voiture et en avion pour 2050. Atteindre cet objectif nécessiterait selon l’AIE de doubler les investissements à la construction d’infrastructure de transport et leur maintien, ainsi que de favoriser les modes doux et le télétravail.</p>
<p>Augmenter l’efficacité énergétique des voitures représente également un enjeu de taille. Il s’agit d’ici à 2030, de réduire de 50% la consommation des véhicules neufs. Cet objectif ambitieux impliquerait autant l’aspect technologique (véhicules hybrides par exemple) que l’aspect comportemental via l’éco-conduite. D’une moyenne de 205 g de CO<sub>2 </sub>/km<sub> </sub>en 2005, il faudrait atteindre 90 g de CO<sub>2 </sub>/km<sub> </sub>en 2030. Enfin les transports en commun ne sont pas en reste puisque l’AIE estime de  30% à 50% le gain de consommation au km  envisageable pour les bus, trains, avions et bateaux.</p>
<p>Cette seconde mesure n’est en réalité qu’un palier servant à préparer l’introduction des nouvelles technologies dans les transports. Dans son scénario, l’AIE prévoit de 2030 à 2050 un développement massif des nouvelles technologies &#8211; voitures électriques et à hydrogène – pour en faire les technologies dominantes (2/3 des véhicules vendu en 2050). Si les voitures électriques semblent, selon l’avis des constructeurs, prêtes à entrer dans la distribution de masse dès 2015, l’AIE souligne que les voitures électriques ne font que déplacer le problème puisque aujourd’hui rares sont les pays disposant d’électricité pauvre en carbone. Ainsi la stratégie prônée vise à attendre l’avènement de l’électricité et de l’hydrogène « vert » avant un quelconque remplacement massif du parc de véhicule thermique. Les véhicules hybrides serviront donc de transition entre l’état actuel et 2030.</p>
<p>Enfin, l’AIE oriente son scénarios vers un mix technologique, ce qui, compte tenu des contraintes des technologies électriques ou hydrogène, n’est pas dénué de sens. Elle prévoit donc une persistance des véhicules thermiques. A ce titre l’idée développée est d’assujettir la technologie thermique à l’utilisation d’agro-carburants (25% en 2050). Bien entendu ces agro-carburants devront intégrer tant  la problématique de compétition avec les cultures vivrières et les espaces naturels, que celle de la réalité du contenu carbone nul des agro-carburants. Ainsi, les options envisagées relèvent de la production de ces carburants à partir des déchets organiques ou de la cellulose (agro-carburants de deuxième génération).</p>
<p>Le scénario proposé par l’AIE ne peut devenir réalité sans le soutien de politiques fortes, et ce de l’échelle locale à l’échelle internationale. En effet, le marché du carbone ne pourra à lui seul forcer la décarbonation du transport : une taxe à 50$ /t CO<sub>2</sub> ne revient qu’à 0,12 $ par litre d’essence pour l’utilisateur, soit un effet bien trop peu dissuasif pour justifier économiquement l’achat d’un véhicule propre souvent nettement plus chers.</p>
<p>Parmi les mesures nationales qui sont proposées, on notera la mise en place de normes d’efficacité énergétique imposées  aux constructeurs, le développement dès aujourd’hui des infrastructures lourdes et coûteuses qui permettront d’accueillir les véhicules électriques et à hydrogène, ou encore la mise en place très progressive des secondes générations d’agro-carburants.</p>
<p>A l’échelle locale, il faudra s’astreindre à réorganiser les systèmes urbains autour des axes de transport en commun existant et à venir. Il s’agit tout à la fois d’augmenter l’offre de transport en commun,  la rendre plus compétitive face à la voiture, et surtout limiter le besoin de transport. Cette approche permettra non seulement de réduire les émissions de CO<sub>2</sub> mais aussi les dépenses des ménages et des acteurs socio-économiques liées au transport.</p>
<p>Fait rassurant, il semblerait que le «dieu technologie » puisse, selon l’AIE, porter une grande partie des efforts à faire sur le transport. Néanmoins, il n’est ici question que de panser les plaies sans s’attaquer de manière concrète au cœur du problème : le besoin de mobilité. Ce dernier n’est que peu remis en question. Il s’agit en fait de redéfinir l’organisation urbaine habituelle de sorte à limiter le besoin de mobilité. Les bénéfices à en tirer iraient bien au-delà de la seule problématique environnementale pour impacter de matière notable la dimension sociale. S’il est admis que l’urbanisme à un rôle majeur à jouer, seules les grandes orientations à suivre sont esquissées et elles portent plus sur les objectifs que sur les moyens. Pourtant, il ne fait nul doute que pour les pays en voie de développement à l’urbanisation galopante, cette question ouvre des leviers d’actions tout aussi importants, sinon plus, que les simples considérations technologiques à la réalité encore fort incertaine.</p>
<p>Johan Schram</p>
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		<title>La biodiversité est en danger mais des voies se font jour pour mettre en œuvre des stratégies de protection innovantes.</title>
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		<pubDate>Wed, 16 Dec 2009 16:55:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L’union internationale pour la conservation de la nature (UICN) organisait hier une conférence sur les perspectives liées à la biodiversité dans la lutte contre le changement climatique. L’occasion d’organiser la restitution de quelques travaux de chercheurs américains et australiens concernant les effets du changement climatique sur la biodiversité ainsi que les dispositifs de protection de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>L’union internationale pour la conservation de la nature (UICN) organisait hier une conférence sur les perspectives liées à la biodiversité dans la lutte contre le changement climatique. L’occasion d’organiser la restitution de quelques travaux de chercheurs américains et australiens concernant les effets du changement climatique sur la biodiversité ainsi que les dispositifs de protection de la biodiversité qui peuvent être mis en place.</p>
<p>Quelques chiffres tout d’abord : les océans stockeraient environ 1 000 giga tonnes de carbone et les écosystèmes terrestres 2 500 giga tonnes. Des chiffres qui donnent la mesure de l’importance de ces puits de carbone pour limiter le réchauffement climatique. Or, la capacité d’absorption de ces écosystèmes s’érode  du fait du réchauffement et de ses effets induits (acidification des océans, etc.). Les capacités d’absorption sont d’ailleurs très variables selon le type de culture et la localisation géographique : ainsi certaines cultures (telles que les agro-carburants) entraîneraient une déperdition de carbone ce qui nécessiterait 400 ans pour revenir à des sols  capables d’absorber beaucoup de carbone.</p>
<p>Les écosystèmes terrestres et maritimes abritent une biodiversité importante : à titre d’exemple, les récifs coralliens abritent à eux seuls 25% de la biodiversité maritime ! Les modifications des écosystèmes ont des conséquences majeures  sur la migration des espèces, leur développement (reproduction, etc.) et leurs capacités à s’adapter. Une augmentation de la température mondiale de 1°C aurait ainsi pour conséquence un risque supplémentaire d’extinction de l’ordre de 10% des espèces avec néanmoins un risque accru pour les espèces  combinant une exposition aux aléas climatiques forte, une sensibilité aux modifications climatiques, une faible adaptabilité comme par exemple une faible capacité à coloniser des milieux ou bien encore les espèces dépendantes  de ressources spécifiques (les koalas se nourrissent à partir de quelques espèces d’eucalyptus seulement) ou bien fortement dépendantes de leurs milieux (ours polaires, pengouins, etc.). =Chiffre qui recouvre de nombreuses incertitudes notamment concernant les boucles de rétroaction et la résilience (capacité à s’adapter) des espèces au changement climatique. Néanmoins le changement climatique n’est pas la seule menace sur la biodiversité : la sur-exploitation des éco-systèmes, la destruction des habitats, les maladies, la pollution, la propagation d’espèces invasives sont autant de facteurs intervenant dans l’érosion de la biodiversité</p>
<p>Cependant, des voies existent pour protéger la biodiversité et faciliter l’adaptation des espèces. La capacité des espèces à s’adapter pourrait ainsi être favorisée non seulement par des politiques d’atténuation du changement climatique fortes,  de conservation voire de restauration des habitats naturels, mais également par la réduction  des différents « stress » qui ont des effets négatifs sur les espèces (pollutions des sols, de l’eau, sur-exploitation des milieux par exemple la surpêche, déforestation, urbanisation non maîtrisée qui entraînent la destruction des habitats, etc.).</p>
<p>Une chercheuse américaine signale un fait intéressant mais aussi porteur de conséquences majeures : on a pu observer dans l’Ouest américain des phénomènes de micro-évolution, sous l’effet notamment des conditions climatiques, mais pas de mutation génétique. Les espèces évoluent du fait des conditions changeantes mais ne développement pas de capacités supplémentaires d’adaptation.  « L’évolution ne sauvera pas l’ours polaire » souligne la chercheuse Camille Parmesan.</p>
<p>Elle va même plus loin en faisant une proposition qui questionne les dispositifs de protection de la biodiversité actuels. Ceux-ci favorisent la protection des espèces sur le lieu où celles-ci ont été historiquement observées. Or, des espèces migrent ce qui pose la question du développement d’aires de protection localisées là où l’adaptation est encore possible.  Cette proposition soulève de nombreuses questions notamment les capacités à déterminer les milieux qui peuvent accueillir des espèces en danger, les effets indirects de l’accompagnement de migration d’espèces mais également le coût de ces projets, dans un contexte où il est difficile de protéger les habitats existants.</p>
<p>La protection de la biodiversité est ainsi non seulement un axe des politiques d’adaptation à promouvoir mais peut également contribuer à l’atténuation du changement climatique. Sans compter les dimensions sanitaires, alimentaires, paysagères, etc. non abordées dans le cadre de cette conférence.</p>
<p>Anne-Sophie Stevance</p>
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		<title>Il est temps de donner à l’agriculture et à la forêt leur place dans la lutte contre le changement climatique</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Dec 2009 15:37:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[C’est en tous les cas l’affirmation qui a ouvert la table-ronde organisée ce lundi 14 décembre par la fédération internationale des agriculteurs producteurs et qui avait pour intitulé « l’agriculture et la forêt font partie de la solution ». L’agriculture est définitivement un des sujets-phares de la conférence ; pour preuve, l’affluence à cette conférence (chercheurs, associations, agriculteurs étaient présents) et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C’est en tous les cas l’affirmation qui a ouvert la table-ronde organisée ce lundi 14 décembre par la fédération internationale des agriculteurs producteurs et qui avait pour intitulé « l’agriculture et la forêt font partie de la solution ». L’agriculture est définitivement un des sujets-phares de la conférence ; pour preuve, l’affluence à cette conférence (chercheurs, associations, agriculteurs étaient présents) et la richesse des débats même s’il faut souligner que c’est majoritairement le point de vue des gros producteurs qui a été relayée ici.</p>
<p>Les questions agricoles sont intimement liées à la déforestation : en effet, le développement de l’agriculture se fait aujourd’hui beaucoup au détriment de la forêt soulignent les intervenants. Et cela notamment pour ce qui concerne les cultures spéculatives telles que l’huile de palme ou encore les agrocarburants. Pourtant, ces deux questions sont encore trop souvent dissociées.</p>
<p>Deuxième constat : le changement climatique, même si ce n’est pas le seul facteur, met en péril la sécurité alimentaire. L’agriculture est donc tout à la fois un contributeur majeur au changement climatique du fait des émissions importantes de ce secteur (notamment pour l’élevage de bovins) mais aussi un secteur impacté durement par le changement climatique (modification des écosystèmes, phénomènes climatiques extrêmes, difficultés d’accès à la ressource en eau, etc. qui concernent 1/3 de la population mondiale).</p>
<p>D’où la proposition majeure à l’issue de cette rencontre : il faut optimiser la production agricole là où c’est possible, c’est-à-dire essentiellement en Afrique et en Amérique du Sud. La nécessité d’optimiser la production agricole est loin d’être une idée marginale qui serait uniquement partagée par les lobbys de l’agriculture intensive. Pour preuve, Lord Nicholas Stern qui préconise l’optimisation de l’usage des sols, fait allusion à « the lonely cattle in the Amazons » [que l’on pourrait traduire par : « le bétail solitaire en Amazonie »] comme exemple de sous-optimisation de l’usage des terres agricoles.</p>
<p>Deuxième proposition : l’agriculture est un moyen d’atténuation du changement climatique encore trop souvent oublié. En effet, l’agriculture recèle des potentiels très importants de séquestration du carbone et par conséquent d’atténuation. Pour résumer, l’amélioration de la gestion des terres est un axe majeur de l’accord que pourrait (ou plutôt devrait) passer les Parties, car cela permet de promouvoir à la fois la sécurité alimentaire (dans la perspective d’une augmentation importante de la population mondiale) et le développement de puits de carbone.</p>
<p>Troisième proposition qui pourrait être soumise aux négociateurs : l’agriculture nécessite une gestion globale, au niveau international pour arriver à un accord et mettre en place des dispositifs de financement, notamment dans le cadre des mécanismes de développement propre. Dans ce cadre, les intervenants recommandent aux négociateurs de mettre en place un programme de travail international dédié.</p>
<p>Enfin, la question de la gestion des terres ne doit pas être dissociée de celle de la forêt (appréhendée à travers le programme REDD des Nations-Unies qui ne concerne que la déforestation et la dégradation de la forêt).</p>
<p>Si l’agriculture a des potentiels majeurs dans la lutte contre le changement climatique, force est aussi de constater que de nombreuses incertitudes demeurent face à ces propositions généreuses. Il est par exemple nécessaire de développer des programmes de recherche sur l’évaluation des potentiels de séquestration, à distinguer suivant les types de culture et les zones géographiques.</p>
<p>Il a également peu été question des pratiques agricoles et de leur diversité car les propositions faites nécessitent un apprentissage d’une agriculture intensive mais durable. Une des voies pour résoudre ces contradictions est, une fois de plus, de s’appuyer sur les femmes, traditionnellement gardiennes des pratiques de culture et d’élevage. Le « développement des capacités » d’action, dont il est beaucoup question à Copenhague, restent cependant assez flous dans ses modalités concrètes…</p>
<p>S’il a bien été évoqué la nécessité de s’appuyer sur les populations et les communautés locales pour développer une agriculture durable, des contradictions se font jour : gouvernance mondiale mais implication des populations locales, optimisation de l’usage des terres arables mais nécessité de diminuer l’utilisation d’engrais et de gérer durablement les terres agricoles. En effet, on voit assez mal comment l’optimisation de l’usage des terres agricoles et donc, l’augmentation de la production va être réalisée. On peut néanmoins faire l’hypothèse que ce système de production agricole impliquera l’épandage massif d’engrais, une mécanisation accrue et une intensification des modes de production ainsi qu’une organisation des filières de production difficilement compatibles avec les circuits courts.  La durabilité, dans ce contexte, reste à définir…</p>
<p>Enfin, dans des pays façonnés par une agriculture qualifiée de trop peu productive, l’introduction d’une agriculture plus intensive – même si ce n’est pas dit comme cela – pourrait bouleverser les équilibres socio-économiques locaux (de par la spécialisation des territoires, la dépendance alimentaire, etc.).</p>
<p>Anne-Sophie Stevance</p>
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		<title>L&#8217;événement de la COP &#8211; Les fossiles du jour</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Dec 2009 13:36:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le Fossile du Jour est un évènement organisé chaque jour de la COP par Climate Action Network (CAN), une coalition de 450 ONG du monde entier. L’opération connait un grand succès.
Un trophée est remis aux pays qui s’investissent le plus pour freiner les négociations sur le climat lors d’une cérémonie fictive où les pays gagnants [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le Fossile du Jour</strong> est un évènement organisé chaque jour de la COP par <strong>Climate Action Network (CAN)</strong>, une coalition de 450 ONG du monde entier. L’opération connait un grand succès.</p>
<p>Un trophée est remis aux<strong> pays qui s’investissent le plus pour freiner les négociations sur le climat</strong> lors d’une cérémonie fictive où les pays gagnants sont représentés par des acteurs. Bien sûr, les vrais représentants aux négociations des pays en question se gardent bien de se montrer lors de cette cérémonie.</p>
<p>Les gagnants du vendredi 10 décembre sont :</p>
<p>Le Canada qui remporte la première place pour avoir exprimé le souhait de remplacer le protocole de Kyoto, alors qu’il s’agit du  seul traité contraignant en vigueur. Ils obtiennent également la deuxième place pour avoir affirmé que son objectif de réduction de 3% entre 1990 et 2020 de ses émissions de GES est basé sur des données scientifiques, alors que les scientifiques s’accordent pour dire que les pays industrialisés doivent réduire leurs émissions de 25% à 40% sur cette période.</p>
<p>L’Union Européenne obtient la 3<sup>ème</sup> place. Elle s’est réunie jeudi 9 et vendredi 10 décembre sans engagement final en matière de réduction de ses émissions à long terme et quant à l’augmentation des objectifs de réduction de 20% à 30% à l’horizon 2020. L’Union Européenne ne s’est pas non plus engagée à ce que l’aide annoncée pour les pays en développement pour la lutte contre le changement climatique et l’adaptation vienne se rajouter à (et non remplacer) les aides existantes.</p>
<p>Retrouvez la remise du trophées du fossile du jour sur le site du Réseau Action Climat – France  : <a href="http://www.rac-f.org/rubrique.php3?id_rubrique=418">http://www.rac-f.org/rubrique.php3?id_rubrique=418</a></p>
<p>Myriam BOVEDA</p>
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		<title>Les Mécanismes de Développement Propre &#8211; Enjeux de l&#8217;additionalité</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Dec 2009 13:34:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le protocole de Kyoto, entré en vigueur en 2005, fixe aux pays en développement des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre sur la période 1990-2012. Le protocole de Kyoto a également créé des mécanismes de flexibilité, notamment les Mécanismes de Développement Propre (MDP, ou CDM en anglais : Clean Development Mechanism), [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le protocole de Kyoto, entré en vigueur en 2005, fixe aux pays en développement des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre sur la période 1990-2012. Le protocole de Kyoto a également créé des mécanismes de flexibilité, notamment les Mécanismes de Développement Propre (MDP, ou CDM en anglais : Clean Development Mechanism), dont le fonctionnement est acté par les accords de Marrakech (2001). Les MDP permettent aux pays développés de financer des projets de réduction d’émission dans les pays en développement. Concrètement, un pays industrialisé ou une entreprise de ce pays finance un projet de diffusion de lampes basse consommation, de fours solaires, de récupérateurs de biogaz à partir des déchets verts (pour produire de l’électricité)&#8230; Il obtient en retour des Unités Certifiées de Réduction des Emissions (« crédits carbone ») correspondant à la quantité de gaz à effet de serre évitée. Il s peuvent vendre ces crédits à des pays/entreprises n’ayant pas atteint leurs objectifs ou les déduire eux-mêmes de leurs obligations de réduction. L’objectif est double : permettre aux pays en développement à accéder à un développement durable et aider les pays développés à atteindre leurs objectifs de réduction de gaz à effet de serre. Il s’agit donc à la fois de promouvoir des transferts de technologies respectueuses de l’environnement vers les pays du Sud et de fluidifier les investissements en faveur des réductions de gaz à effet de serre, de les orienter vers les secteurs et les zones géographiques où ils sont les plus rentables.</p>
<p>A Copenhague, plusieurs ateliers ont présenté des exemples de projets financés grâce aux Mécanismes de Développement Propre. Ce mécanisme est opérationnel depuis 2006 et a permis l’enregistrement de plus de 1 000 projets. Il est prévu qu’il produise des plus de 2,7 milliards de tonnes de crédits carbone pendant la période du protocole de Kyoto (2008-2012).</p>
<p>Parmi les problèmes soulevés par ce mécanisme, se pose celui de l’additionnalité. Il s’agit de prouver non seulement que le projet permet de réduire les émissions de gaz à effet de serre par rapport à la situation actuelle, mais également que les émissions évitées ne l’auraient pas été en l’absence de politique spécifique visant à réduire ces émissions (en l’espèce : en l’absence d’un financement par les crédits carbone) ce qui correspondrait à une situation de « business as usual ». Toute la difficulté réside dans la projection du niveau d’émission de référence dans le futur.</p>
<p>Ainsi, pour un projet de diffusion en Afrique de fours solaires en remplacement de fours à charbon, le niveau de référence des émissions (niveau des émissions dans une situation de Business as Usual) en 2020 résulte d’une multiplication du nombre de fours dans le Pays par les émissions par four. Les émissions par four dépendent du mix énergétique utilisé (parts respectives du charbon, du gaz, du bois…). Or, si le nombre de fours dans le Pays peut se prévoir via les projections démographiques, le mix énergétique dans une situation « Business as Usual » est complexe à définir : en l’absence de politique volontaire, doit-on considérer que ce mix reste inchangé ? Ou bien doit-on prévoir qu’il évoluera du fait d’une raréfaction de certaines ressources ? Doit-on inclure les effets du changement climatique (qui peut rendre plus ou moins rare certaines ressources, comme le bois par exemple) ? Qu’en est-il de l’effet d’aubaine : doit-on considérer que le fait de diffuser à faible coût des fours solaires augmente le nombre de fours installés ?</p>
<p>Le critère d’additionnalité a été créé pour répondre à deux besoins : d’une part, s’assurer que les émissions de gaz à effet de serre sont réelles (et donc que les objectifs de réduction des émissions d’ici 2020 ou 2050 seront atteints) ; d’autre part, ne pas consacrer les ressources financières limitées liées aux MDP à des projets qui de toutes façons auraient été réalisés du fait de leur rentabilité.</p>
<p>Néanmoins, les incertitudes associées à ce critère freinent la mise en œuvre de projets : ils nécessitent de faire appel à une expertise pointue et souvent coûteuse, car dispensée par des bureaux d’étude des pays développés. Le prix Nobel Wangari Maathai indique que le coût peut atteindre jusqu’à 20 000$ (payables d’avance) pour un projet de replantation d’arbres, et rappelle que si les communautés africaines possédaient 20 000$, elles se considéreraient comme très riches et n’auraient pas besoin de replanter des arbres pour survivre. En outre, ils créent une incertitude sur l’obtention, en fin de projet, des crédits carbone ou non. Or, ces crédits conditionnent la rentabilité du projet.</p>
<p>Un des enjeux de Copenhague est la simplification du financement des projets de réduction des émissions. Faut-il donc accorder davantage de flexibilité à cette notion, au risque de perdre en effectivité des actions menées ? Faut-il définir des méthodologies universelles et facilement réplicables au risque de perdre les spécificités locales ? En l’absence de visibilité sur ces sujets, la mise en œuvre des réductions d’émissions prend du retard.</p>
<p>Audrey JACCOMARD</p>
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		<title>Les Aborigènes manifestent au Bella Center</title>
		<link>http://blog.energies-demain.com/2009/12/11/les-aborigenes-manifestent-au-bella-center/</link>
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		<pubDate>Fri, 11 Dec 2009 10:35:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Comme les représentants des îles Tuvalu dont les 11.000 habitants, voient année après année la mer engloutir leur territoire, conséquence des effets du changement climatique, les aborigènes et autres peuples qui tirent leurs ressources de la forêt manifestent aujourd’hui dans le Bella Center, où se déroule la Conférence des nations Unies sur le Climat.
Les aborigènes, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Comme les représentants des îles Tuvalu dont les 11.000 habitants, voient année après année la mer engloutir leur territoire, conséquence des effets du changement climatique, les aborigènes et autres peuples qui tirent leurs ressources de la forêt manifestent aujourd’hui dans le Bella Center, où se déroule la Conférence des nations Unies sur le Climat.</p>
<p>Les aborigènes, s’ils ne sont pas menacés à court-terme par la montée du niveau des eaux, subiront les effets du changement climatique avec la modification des écosystèmes fragiles qui constituent leur cadre de vie. Ils craignent en outre ce qu’on appelle les effets adverses de la lutte contre le changement climatique. Terme barbare pour désigner en fait les impacts négatifs que peut avoir la mise en place d’une politique de lutte contre le changement climatique.</p>
<p>Prenons le cas de la déforestation. Il s’agit d’une problématique extrêmement complexe, qui impacte tant les modes de vie, l’accès à l’alimentation et les revenus économiques des populations locales. La déforestation représente 12 (World Agri-forestry Center) à 20% (chiffres officiels circulant à Copenhague) des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Elle se concentre dans deux pays : l’Indonésie et le Brésil.</p>
<p>Le mécanisme REDD a pour objectif de réduire la déforestation et la dégradation des forêts. Mais ce mécanisme pose de nombreux problèmes juridiques et éthiques. En effet, comment définit-on une forêt (forêt primaire, forêt clairsemée, terres plantées d’arbres, plantation intensive), qui est propriétaire de la forêt ? Les autochtones qui ne jouissent pas de droits fonciers bien définis, voient de plus en plus d’intérêts tournés vers leur habitat naturel qu’ils ont entretenu au fil du temps, et dont la valeur marchande est de plus en plus élevée.</p>
<p>Les causes de la déforestation sont multiples : grandes cultures d’exportation (ex : huile de palme en Indonésie, soja et canne à sucre au Brésil, industrie du bois pour la construction ou pour les meubles (ex : Asie), culture sur brulis (brûler la forêt permet d’améliorer la fertilité de la Terre), bois de chauffe (ex : Afrique). Cela, alors que les populations locales ne sont pas les principales bénéficiaires de ces usages, et pâtissent même de leurs conséquences dans certains pays. En effet, certains gouvernements, pour exploiter la ressource forestière, ont donc procédé à des déplacements de population.</p>
<p>Impliquer les populations locales dans la gestion du milieu naturel est une des réponses conciliant développement local et respect des populations indigènes. Cela répond également aux problématiques de droit de l’homme, les études menées par le World Agri-forestry Center ont montré qu’il s’agit d’un facteur déterminant du maintien de la forêt et de la transition forestière (passage de la déforestation à la reforestation) observée dans certains pays du monde.</p>
<p>La mise en place dans le cadre de Copenhague d’un mécanisme visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre lié à la déforestation et à la dégradation des forêts (le REDD) peut donc susciter des réactions négatives y compris de la part des populations qui dépendent de la forêt pour survivre. Cela a été le cas pour les Aborigènes. Il est donc nécessaire de traduire ces textes techniques en actions concrètes et appropriables par les populations locales, afin que celles-ci se les approprient et en apprécient les bénéfices.</p>
<p>Myriam BOVEDA</p>
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		<title>Les collectivités françaises à Copenhague</title>
		<link>http://blog.energies-demain.com/2009/12/10/les-collectivites-francaises-a-copenhague/</link>
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		<pubDate>Thu, 10 Dec 2009 10:27:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[Aujourd’hui, de nombreuses villes et agglomérations françaises ont passé la journée à Copenhague (Nantes, Grenoble, Paris, Toulouse, Lille, Mulhouse, Angers, Bordeaux, Montpellier…). Au programme : le matin, échanges avec Brice LALONDE (ambassadeur en charge des négociations sur le réchauffement climatique pour la France) sur l’avancée des négociations, conférence de presse (passage obligé) ; l’après-midi : échanges organisés par [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd’hui, de nombreuses villes et agglomérations françaises ont passé la journée à Copenhague (Nantes, Grenoble, Paris, Toulouse, Lille, Mulhouse, Angers, Bordeaux, Montpellier…). Au programme : le matin, échanges avec Brice LALONDE (ambassadeur en charge des négociations sur le réchauffement climatique pour la France) sur l’avancée des négociations, conférence de presse (passage obligé) ; l’après-midi : échanges organisés par l’IEPF (Institut de l’Energie et de l’Environnement des Pays Francophones) avec des représentants locaux africains.</p>
<p>Quel est le message des élus français à Copenhague ? Ils se positionnent sur deux points principaux :</p>
<ul>
<li>La reconnaissance du rôle des collectivités locales dans le préambule du texte qui sera adopté à l’issue de la conférence de Copenhague,</li>
<li>La promotion de la coopération décentralisée (entre villes du Nord et villes du Sud).</li>
</ul>
<p>Au-delà de ces grands principes, les collectivités locales souhaitent affirmer le caractère concret de leur action.</p>
<p>Ainsi, le rôle des collectivités locales est double dans la lutte contre le changement climatique :</p>
<ul>
<li>d’une part faire pression sur les gouvernements : comme l’a rappelé Laurence TUBIANA, directrice de l’Institut du Développement Durable et des Relations Internationales, ce sont les collectivités étasuniennes qui ont infléchi la position de l’administration Bush sur le climat avant l’arrivée au pouvoir d’Obama)</li>
</ul>
<ul>
<li>et surtout revendiquer leur rôle dans la mise en œuvre effective des mesures d’atténuation du changement climatique. Ainsi, les collectivités seraient responsables de la mise en œuvre de 70% des réductions de gaz à effet de serre (chiffre cité par l’Agence Française de Développement), les 30% restants relevant des Etats ou des instances internationales. Il est difficile de voir ce que recouvre exactement ce chiffre, mais l’ordre de grandeur est là. Enfin, Laurence TUBIANA est persuadée que même si les résultats obtenus à Copenhague ne sont pas à la hauteur de la cible Facteur 4, il revient aux collectivités de montrer que l’objectif peut être atteint par des actions de terrain et inciter, dans 5 ans, les gouvernements à proposer des objectifs encore plus ambitieux.</li>
</ul>
<p>Les collectivités locales ont également un rôle à jouer dans le cadre de l’aide dans la lutte contre le changement climatique en faveur des pays en développement. Les besoins sont estimés à 100 milliards d’euros par an par la Commission européenne. La coopération décentralisée présente néanmoins ses avantages et ses inconvénients :</p>
<ul>
<li>Parmi      les avantages, les collectivités, du fait de leur expérience effective du      développement local, sont à même de mieux comprendre les besoins des      collectivités du Sud. En outre, cela peut permettre de conduire des      projets plus modestes que ceux intéressant les financements      internationaux.</li>
<li>En      revanche, plusieurs points de vigilance : conserver une cohérence et      une équité globale de l’action en faveur de la lutte contre le changement      climatique et des pays du Sud, lier la possibilité pour les collectivités      du Sud à obtenir une aide financière ou technique à leurs besoins réels et      non à leur capacité à s’insérer dans un réseau de collectivités…</li>
</ul>
<p>Les représentants africains saluent les initiatives de coopération et affirment leur volonté d’agir sur l’adaptation aux effets du changement climatique : le Bénin rappelle que ce terme est né en Afrique en 1974 avec les premières sécheresses de longue durée des régions subsahariennes. Un paysan malien rappelle à cette occasion les dégâts engendrés par le changement climatique sur l’agriculture du continent, et la nécessité pour les responsables historiques des émissions de gaz à effet de serre d’en assumer les conséquences.</p>
<p>L’un des enjeux des négociations de Copenhague sera donc de définir des mécanismes justes d’aide aux pays en développement, notamment sur les questions d’adaptation. Fonds sectoriels gérés au niveau mondial par une émanation de l’ONU ? Fonds gérés par les banques régionales de développement ? Autre ? Le débat porte autant sur les circuits financiers administratifs de distribution des aides que sur leur montant.</p>
<p>Audrey JACCOMARD</p>
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		<title>Stockholm &#8211; Un modèle de développement pour la ville de demain ?</title>
		<link>http://blog.energies-demain.com/2009/12/09/stockholm-un-modele-de-developpement-pour-la-ville-de-demain/</link>
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		<pubDate>Wed, 09 Dec 2009 11:03:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les villes sont fortement représentées au Sommet de Copenhague, dans le but de revendiquer leur rôle dans la lutte contre le changement climatique et la nécessité d’investir de façon accrue dans les villes durables (50% de la population en 2009 et 2/3 de la population et 80% de la consommation énergétique en 2030). De fait, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les villes sont fortement représentées au Sommet de Copenhague, dans le but de revendiquer leur rôle dans la lutte contre le changement climatique et la nécessité d’investir de façon accrue dans les villes durables (50% de la population en 2009 et 2/3 de la population et 80% de la consommation énergétique en 2030). De fait, la proposition de Convention reconnait le rôle des villes et des entités sub-nationales dans la mise en œuvre d’actions de mitigation (diminution des émissions de GES) et d’adaptation.</p>
<p>La ville de Stockholm, fraichement désignée capitale verte européenne pour l’année 2010, s’est fixée des objectifs ambitieux : de 5 tonnes de CO2/personne en 1990, elle est passée à 3,4, avec pour cible 3 en 2015 et 1,5 en 2030, soit une réduction de 70% par rapport aux niveaux de 1990 (en comparaison, le GIEC recommande une diminution entre 25 et 40% sur cette période, objectif rarement repris par les Pays). L’atteinte de ces objectifs passe par une politique ambitieuse de transport public (associé à l’instauration d’un péage pour accéder au centre-ville), une politique de gestion des déchets respectueuse de l’environnement, la mise en place d’énergie renouvelable, ainsi que des réalisations exemplaires (éco-quartiers). Elle allie ces ambitions à des politiques de préservation et de valorisation du cadre de vie. Pour ne citer qu’un exemple, 90% des habitants vivent à moins de 300 mètres d’un espace vert.</p>
<p>Parmi les réalisations exemplaires mises en avant par la ville de Stockholm, les éco-quartiers, et notamment celui d’Hammerby (20 000 habitants, soit 2% de la population de la commune), modèle reconnu et exporté internationalement. Le principe de base appliqué est celui du recyclage total, ou encore « des toilettes à l’omelette ». Selon ce principe, tous les effluents/déchets générés par les ménages sont transformés (par exemple biogaz réutilisé comme carburant dans les transports urbains ou pour la cuisson –d’où l’omelette). Les facteurs-clés de réussite identifiés sont : un fort niveau d’exigence en termes d’objectifs à atteindre pour les promoteurs, une évaluation multisectorielle robuste et continue des impacts du projet, le recyclage des « brown-fields » (friches industrielles).</p>
<p>Le nouveau projet relatif au Stockholm Royal Seaport va encore plus loin, notamment dans la densification (immeubles de 15 étages) et un objectif de zéro carburant fossile à l’horizon 2030. (<a href="http://www.stockholmroyalseaport.com/">http://www.stockholmroyalseaport.com/</a>).</p>
<p>Néanmoins, ce type de quartier reste réservé à une population aisée : les logements sociaux n’y sont pas intégrés, et les prix des logements atteignent 5 000 €/m² (soit 150 000 € pour 30m²). En outre, les activités économiques y sont peu nombreuses et concentrées sur les services aux habitants. Les cadres qui résident dans le quartier n’y travaillent donc pas !</p>
<p>Un des messages à retenir magré tout est l’importance de la diffusion  de ce savoir est au cœur des discussions : exporter les modèles, créer des réseaux, développer le savoir-faire des entreprises, inventer de nouvelles solutions… Car « le monde que nous avons créé est le résultat de notre niveau de réflexion, mais les problèmes qu’il engendre ne sauraient être résolus à ce même niveau » (A. Einstein).</p>
<p>Une question demeure néanmoins : l’action des villes dans leur champ de compétence suffira-t-elle à atteindre les objectifs de réduction des émissions nécessaires à la limitation du changement climatique ? Leurs capacités d’investissement sont-elles suffisantes ? S’agit-il d’une bonne échelle d’action, concernant le transport (généralement plus cohérent au niveau régional, voire national ou international) ou l’industrie (logiques internationales qui prédominent) ? Elisabet FALEMO, secrétaire d’Etat à l’environnement suédoise, apporte cette réponse  : le niveau local permet de lancer un mouvement de base, entraînant la population sur une dynamique d’action et le partage d’expérience est une incitation forte à l’action. Le financement de l’action locale, notamment dans les pays en développement, sera, selon elle, au cœur des discussions des prochains jours.</p>
<p>Pour télécharger la politique de réduction des émissions de gaz à effet de serre de Stockholm : <a href="http://international.stockholm.se/InternationalGlobal/Stockholm%20by%20theme/A%20sustainable%20city/Stockholm_ActionProgramme_against_Greenhouse_Gases_2002.pdf">http://international.stockholm.se/InternationalGlobal/Stockholm%20by%20theme/A%20sustainable%20city/Stockholm_ActionProgramme_against_Greenhouse_Gases_2002.pdf</a></p>
<p>Myriam BOVEDA</p>
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